Fier d’avoir eu le courage de les affronter il y a 106 jours Citation('1105502','1105502','5','9073')">Reporter spam
Le syndicalisme
en Algérie n’a pas franchi le stade de l’amateurisme. Mis à part un nombre très
réduit de syndicats autonomes qui tentent désespéramment à défendre les droits
des travailleurs, la scène syndicaliste algérienne ne compte que des statuettes
muettes, qui ne jouent finalement aucun rôle.
L’impuissance de certains syndicats, la corruption et le laxisme d’autre
laissent la masse ouvrière algérienne sous la merci des patrons. Sans la
précieuse aide de certaines organisations étrangères tel que Labourstart,
beaucoup d’injustices auraient passé sous silence.
Sans l’aide de son réseau d’information syndicale, mon problème avec la
multinationale Compass Groupe n’aurait jamais été aussi bien médiatisé à
l’échelle internationale. C’est grâce à son service d’actualité en ligne que ma
voix s’est faite entendre par différentes organisations syndicales à
l’étranger. Sa compagne d’action syndicale, outil de pression sur le groupe en
question m’a été, en outre, d’un grand apport.
Labourstart est le trait d’union des plus efficaces dans le monde syndicaliste.
Son service d’actualité est juste suffisant pour s’informer, s’exprimer et
soutenir d’autres causes.Le concept de créer un espace susceptible de réunir en
son sein les syndicats su monde entier est à saluer.
A tort celui qui pense que le 21ème siècle est celui des droits et des
libertés. La mondialisation, le libéralisme sauvage et la corruption font
reculer même les acquis les plus évidents des droits de la classe ouvrière.
Prôner le retour au socialisme, comme le font certains économistes notamment
après le déclenchement de la crise financière suivie de la crise économique en
cette première décennie des années 2000, s’avère presque insensée. Toutefois,
l’antidote à tous ces maux qui rongent les droits des travailleurs dans les
quatre coins de la planète ne peut être autre qu’un mouvement syndicaliste bien
fort, et surtout agissant à l’échelle mondiale.
Puisqu’on est à l’aire de la mondialisation, et pour suivre le court, il serait
plus indispensable de mondialiser aussi le mouvement syndical. Quel est donc le
rôle qu’est en mesure de jouer des syndicats locaux ou nationaux au sein d’une
économie planétaire ? Ce, explique clairement l’importance de développer des
organisations comme Labourstart, capables d’agir sur un plan international.
Mon cas est un argument éloquent sur la nécessité de développer de telles
organisations. Je travaillais dans une multinationale implanté dans plus de 80
pays de part le monde. Comment aurais-je pu transmettre mon message à la
société mère implanté au Royaume-Unis ou à d’autres syndicats étrangers sans
l’aide du service d’information internationale qu’est celui de Labourstart ?
Sans ce concept d’action syndicaliste sans frontières rien n’aurait été fait.
Pour résumer mon problème avec Compass dont je parle depuis le début du texte,
je porte à votre connaissance que j’étais employé en tant que responsable de
sécurité au sein de ce groupe. J’ai été licencié suite à une action pour créer
une section syndicale au sein de ce même groupe. Il est à signaler à ce propos
que l’existence du mouvement syndicaliste est nulle au Sud de l’Algérie, où est
justement Compass groupe et des dizaines d’autres multinationales. Des milliers
de travailleurs se retrouvent ainsi isolés au fin fond du désert, travaillant
dans des conditions inhumaines pour le moins qu’on puisse dire. Après près de
deux décennies depuis l’ouverture du marché algérien aux investisseurs
étrangers, aucune loi régissant les conditions de travail très particulières
dans le Sud algériens n’a été promulguée. Toutes les tentatives de créer des
syndicats ont été malheureusement avortées. Seule la section syndicale de
l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) dont j’ai procédé à mettre
en place a abouti. Effrayés de tous les changements que peut apporter un
mouvement syndicaliste de cette zone pétrolière des plus importantes de
l’Algérie, monopolisée cependant par les multinationales, les patrons de
Compass m’ont déclaré la guerre. Le licenciement abusif, les poursuites en
justice d’élevant à 6, les pressions de différents genres que j’ai subi et que
je continue à subir n’ont pas réussi à me faire fléchir. Je suis fier d’avoir
eu le courage de les affronter.
Participez à la campagne LabourStart, envoyez un message à
Compass Group
Par Yassine Zaid
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