  yacine Zaid Yacine Zaid | Humiliations et licenciements abusifs dans le Sud du pays il y a 786 jours Citation('1105502','1105502','5','9246')">Reporter spam

Les pratiques
scandaleuses de Petrojet, Weatherford, Im Swaco, Algesco, Bechtel et les autres
Plusieurs
centaines de travailleurs, notamment ceux exerçant dans de puissantes
multinationales pétrolières au Sud du pays se plaignent des mauvaises
conditions de travail et à subir les représailles des dirigeants de ces
sociétés qui leur dénient le droit de créer un syndicat
Il ne fait pas
bon d‘être salarié dans une compagnie pétrolière étrangère par ces temps qui
courent. Travailler et se taire ou à la porte. C‘est le choix laissé à ces
travailleurs qui ne savent plus à qui s‘adresser pour rester dignes, exercer
leur métier selon la législation du travail et sans épée de Damoclès suspendue
sur leurs têtes.
Nous sommes inondés de dossiers de plaintes déposées par des salariés « », a
déclaré, des compagnies pétrolières étrangères exerçant en Algérie hier au Midi
Libre, Yacine Ziad, membre fondateur du Comité national pour la défense des
droits des travailleurs, créé depuis peu. Selon ce a été le déclic et surtout
un responsable, la création du comité « » pour ces travailleurs qui
revendiquent des conditions de repère ». Ils sont, créer un syndicat travail
décentes et la possibilité de « plusieurs centaines de travailleurs, notamment selon
Yacine Ziad, « ceux exerçant dans de puissantes multinationales pétrolières au
Sud du pays à se plaindre des mauvaises conditions de travail et à subir les
représailles des dirigeants de ces sociétés qui leur dénient le droit de créer
un syndicat».
Ces sociétés qui ne respectent pas les lois algériennes
Schlumberger, Waterford, Emflaco, Algersco, Beechtel, Compass, les compagnies qui se distinguent par « Butterhug
et Petrojet, sont », des pratiques scandaleuses à l‘égard des travailleurs
algériens souligne le membre fondateur du Comité national pour la défense des »
à faire face à ce son impuissance droits des travailleurs qui avoue «
déferlement de plaintes des salariés algériens à l‘encontre de leurs pour Nous manquons terriblement de moyens employeurs
étrangers. « venir en aide à ces travailleurs dont plusieurs ont été licenciés les
multinationales abusivement», se plaint-il, regrettant que « pétrolières font
peu cas des décisions de justice qui prononcent leur ». Avec la création du
Comité national pour la défense réintégration des droits des travailleurs, les
langues des travailleurs commencent à se délier pour revendiquer leurs droits.
Jusqu‘à une période très récente, les travailleurs du Sud, employés des
compagnies pétrolières », la création d‘un syndicat au sein de taboue étrangères,
estimaient « un salarié de ces puissantes ces entreprises. Et s‘il venait
l‘idée à « compagnies de lancer un syndicat, il est licencié sans autre forme
de les », s‘indigne Yacine Ziad qui laisse entendre que « procès dirigeants de
ces sociétés s‘appuient sur la justice et les inspecteurs de travail pour se
tirer à bon compte s‘il y a une plainte devant ». Il se rappelle que l‘inspection
de travail ou une action en justice le problème des travailleurs licenciés
abusivement par des compagnies étrangères opérant au Sud a été posé au ministre
du Travail, Tayeb », telle a été la réponse du premier Vous devez vous
organiser Louh. « responsable du département du Travail. Même avec une
organisation forte, le problème se poserait toujours, insiste Yacine Ziad qui le
recours à la justice et les décisions qu‘elle prononce affirme que « ». ne
dérangent pas ces multinationales
Le cas de Mehdi Meriem risque de faire école
Mehdi Meriem, coordinatrice d‘administration et des Le cas de Mme opérations au
niveau de British Gas à Hassi Messaoud qui a été licenciée abusivement le 08
novembre 2009 sans préavis, est révélateur des pratiques des multinationales
exerçant en Algérie, particulièrement dans le Sud du pays. Son long combat pour
faire valoir ses droits mérite tous les égards. Une grève de la faim qui a duré
79 jours a eu raison des atermoiements de la compagnie britannique British Gas.
Ce n‘est pas faute à la dame courage qui a tenté de régler ce litige de travail
en se basant sur la législation algérienne. Malgré les divers Mehdi Meriem à la
Direction générale de son recours adressés par Mme ex-employeur, aucune suite
ne lui a été donnée. Aussi, elle n‘a trouvé d‘autre moyen pour faire entendre
sa voix que d‘entamer une grève de la faim le 10 décembre 2009.
Derrière cette affaire, somme toute banale, comme il y en a tant d‘autres dans
les sociétés qui emploient des salariés, les compagnies étrangères craignent,
avant tout que si elles cèdent aux revendications d‘une salariée, qu‘elles
n‘ouvrent la porte à une prise de conscience des Algériens employés par ces
multinationales.
Le précédent de Mériem Mehdi risque de faire tâche d‘huile pour peu que les
salariés licenciés abusivement bénéficient d‘une couverture médiatique et de
relais de soutien à l‘image de celui dont a bénéficié la dame courage.
Une justice incapable d‘appliquer ses décisions
Ghomri Abdelkader, ex-employé chez Algesco Hassi Messaoud n‘a pas eu cette
chance. Marié, trois enfants à charge, il a été licencié après 4 années de bons
et loyaux services. Il a été chassé de son emploi, gestionnaire-magasinier,
sans qu‘il sache pour quel motif est tombé cette lourde sanction et sans qu‘il
soit traduit devant un conseil de J‘ai bataillé dur pour obtenir de la justice
ma discipline « 5 décisions de justice », a-t-il dit, s‘indignant que « réintégration
prononcées par le tribunal de Hassi-Messaoud en sa faveur n‘ont pu Hassi-Messaoud
qui n‘a pas voulu fléchir le directeur d‘Algesco appliquer les décisions
prononcées au nom du peuple algérien ».
Il se souvient que dès qu‘ils se pointe avec un huissier de justice chassés des
locaux de la ils sont pour mettre en œuvre ces décisions, « ». L‘ex-salarié de direction
par son premier responsable, un Algérien cette compagnie pétrolière opérant à
Hassi Messaoud ne compte plus le nombre de déplacements dans cette dernière
ville pour bénéficier de ce que la justice algérienne lui a accordé.
Peine perdue face à l‘entêtement de la direction d‘Algesco qui semble faire peu
cas du respect des décisions prononcées par une juridiction algérienne. Les
frais de transport en A/R Laghouat-Hassi Messaoud ont laissé sur la paille
Abdelkader Ghomri.
Humilié et avec lui la justice algérienne, sans travail depuis son licenciement
d‘Algesco Hassi-Messaoud, il s‘est résigné à accepter une indemnité de 200.000
DA versée par Algesco pour que, se justifie-t-il, ». Une erreur qu‘il a payée mes
enfants ne meurent pas de faim « chèrement. Maintenant, il ne peut plus faire
valoir son droit à la Le procureur de la République près du tribunal de réintégration.
« Laghouat, auquel je me suis adressé après le refus de la compagnie Algesco
d‘appliquer la décision de justice, me l‘a clairement », a-t-il dit. signifié
Révolté, Abdelkader Ghomri ne baisse pas les bras.
Il compte bien s‘appuyer sur le Comité national pour la défense des droits des
travailleurs afin de relancer une autre bataille pour faire appliquer les
décisions de justice et réintégrer son poste de travail qu‘il n‘aurait jamais quitté
sans cette «hogra» dont il estime être victime. Il est bien plus révolté depuis
qu‘il a su que le directeur de » au poste un membre de sa famille cette société
étrangère a placé « duquel il a été viré sans ménagement. Hachachna Abdelkader,
quant à lui, était employé à Petroget, une compagnie égyptienne. Il a subi le
même sort que Abdelkader Ghomri.
Licencié au bout de cinq mois de travail au sein de cette société, son » que
subissaient les à l‘humiliation seul tort est d‘avoir dit basta « employés algériens
de cette compagnie opérant dans le Sud algérien. Tous les droits des L‘ex-salarié
de Petroget en a gros sur le cœur. « », travailleurs algériens sont bafoués par
cette entreprise égyptienne s‘est-il indigné, assurant qu‘il a alerté
l‘inspecteur du travail de Hassi Messaoud et les autorités locales sur les
dépassements commis par la société. Pour autant, Hachachna Abelkader ne peut
expliquer le » des responsables qu‘il a interpellés sur la situation qui silence «
vivent les travailleurs algériens de cette compagnie qui s‘autorise » dans la
relation de travail que la législation excès bien des « algérienne interdit.
Lui aussi s‘est adressé au comité national pour la défense des droits des
travailleurs pour l‘épauler dans sa lutte engagée contre la compagnie
égyptienne. Autre cas, autre licenciement abusif.
S. Z. était chauffeur, puis opérateur forage à Weatherford à Hassi Messaoud. Il
atteste que les travailleurs algériens avaient de bons rapports avec l‘ancienne
direction de la compagnie qui avait même autorisé la création d‘une cellule
syndicale de la société. Il compte 8 ans de travail sans interruption au sein
de Weatherford. Le climat s‘est dégradé à l‘arrivée d‘un nouveau directeur
égyptien.
Cet expatrié a remis en cause tous les acquis que les travailleurs algériens
ont arrachés à l‘ancienne direction et à plus forte raison la création de la
cellule syndicale qui n‘était pas de son goût. L‘inspection du travail de la
ville qu‘ils ont interpellée ne leur a été d‘aucun secours. Bien plus, le
nouveau directeur,
« arrogant et sûr de lui, s‘est permis d‘élever la voix contre les salariés et
ce, en présence du représentant du département de Tayeb », se souvient S. Z. Louh
La grève a été l‘ultime recours pour ces travailleurs pour défendre leurs
acquis. Mal leur est pris car la direction a réagi en licenciant 19 parmi eux.
Un licenciement qu‘ils ont contesté auprès du tribunal de Hassi Messaoud pour
réclamer leur réintégration. Tout au plus, au bout de 16 mois d‘une bataille
juridique, la situation n‘a pas évolué.
Pas question de réintégration et une indemnisation à la tête du client.
Pour une même affaire, le verdict rendu par une même juridiction, Hassi
Messaoud et par un même juge, diffère sensiblement d‘un travailleur à C‘est un
autre. Le tarif varie entre 150.000 DA à 800.000 DA. « », s‘indigne S. Z. qui
reste sans voix face à ce verdict qui ne anormal Vous ne valez pas dérange
nullement les dirigeants de cette société. « », telle est la réaction du
directeur de Waetherdord à l‘énoncé de cher cet arrêt de la justice. Une
réflexion que S.Z n‘est pas près d‘oublier
Ils sont plusieurs centaines de salariés algériens travailleurs dans des
compagnies pétrolières étrangères opérant au Sud qui se plaignent du diktat qui
leur est imposé.
En l‘absence d‘un cadre organisé, ils ne croient plus en l‘UGTA qui est, selon
eux, complice par son silence face aux cas flagrants de licenciements abusifs
dont sont victimes ces travailleurs qui ne savent plus à qui s‘adresser pour se
faire entendre. Ils ne croient plus aussi en la justice qui semble incapable de
faire appliquer sur le terrain ses décisions rendues au nom du peuple algérien.
Ils fondent toutefois des espoirs sur les responsables du pays pour prendre à
bras- le-corps ce problème qui fait des ravages au Sud du pays. Ils espèrent
que le Comité national pour la défense des droits » dont l‘impunité des
travailleurs saura engager des actions pour que « jouissent ces compagnies
étrangères cesse un jour.
Par : Sadek Belhocine Midi Libre
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