Intervention de Monsieur Mourad Tchiko aux travaux de la 3e conférence des Etats-parties de la Conve... Ajouté par: yacine Yacine Zaid il y a 10 jours 

La
généralisation de la corruption en Algérie,
un mal qui
ronge la nation.
La
corruption en Algérie est devenue aujourd’hui comme le football un sport
national. Elle s’est particulièrement aggravée ces dernières années et s’est
dangereusement propagée au-delà des secteurs économiques. Aujourd’hui, la
corruption est entrain de gangrener des secteurs aussi vitaux que sont la
politique et la justice. Par ce fait, cette généralisation est entrain
d’hypothéquer l’avenir même de la nation.
1-
Corruption financière : les affaires
de corruption et de détournement de fonds publics sont en constance
augmentation du point de vue nombre et de montant. Des scandales touchant des
montants faramineux sont révélés presque quotidiennement et se sont banalisés à
tel point que ça ne choque plus personne. L’exemple, en est le cas révélé il ya
seulement quelques semaines, et qui concerne le secrétaire général du ministère
des travaux publiques, impliqué dans une affaire de plusieurs centaines
de millions de dollars dans le cadre l’attribution des marchés du
chantier de l’autoroute Est-Ouest. Cette affaire n’a été révélée que suite à la
dénonciation par l’entreprise chinoise qui avait perdu le marché
concerné.
2-
Corruption morale : Elle se
manifeste souvent à travers la coercition et le népotisme de l’administration
au profit d’intérêts claniques. Une autre spécificité algérienne est la
politique du « clonage », qui consiste à créer le double de toute organisation
politique, syndicale ou association autonome. En effet, le ministère de du
travail a téléguidé, en violant la loi, la création d’un syndicat sous le nom
de SNAPAP (Syndicat National Autonome de l’Administration Publique) alors que
ce syndicat autonome existe depuis plus de vingt dans. Toutes les
administrations publiques ont reçu instruction du ministère de l’intérieur de
ne traiter qu’avec ce syndicat désigné.
3-
Corruption politique : la
décadence de la classe politique a atteint son paroxysme lors des dernières
élections législatives de 2008 ; les listes des partis politiques, en
particulier scelles des partis de l’alliance présidentielle, étaient ouvertes
au plus offrant. La présence sur une liste pour la candidature à l’assemblée
nationale ou au sénat ne valait pas moins de plusieurs milliards de centimes.
Par ailleurs, ces mêmes députés ont refusé de voter la loi concernant la
déclaration du patrimoine de la classe politique, et ce sont vus tripler leur
prime de députation juste avant l’amendement de la constitution qui a ouvert la
voie à la présidence à vie du chef de l’Etat.
4-
Corruption de la justice : la
situation de la justice n’est guerre réjouissante aussi. Rarement on a
assisté à des procès concernant les grands scandales de corruption. Mais
quand il y a poursuite, ça ne touche que les seconds couteaux et jamais les
grands barons. Par contre, la justice excelle dans le harcèlement envers
tout ce qui dénonce la corruption et en particulier envers les syndicats
autonomes ; seules organisations de la société civile qui échappent encore
au contrôle du pouvoir. Les délais de traitement des cas est anormalement
allongés et les reports interminables. La preuve en est le cas de plusieurs
membres du syndicat SNAPAP.
Mourad Tchiko, vice-président du syndicat
national des agents de la protection civile (Pompiers) dont la direction
générale a déposé une plainte contre lui pour manque de respect à un
employé, et pour incitation à l’arrêt du travail, comme par hasard, juste après
qu’il ait dénoncé un détournement du fond des œuvres sociales à travers une
correspondance adressée au ministre de l’intérieur (la tutelle de son
employeur) et dans la presse. Après deux mois, la fermeture du bureau et la fin
du détachement (activité syndicale) furent ordonnés et les protestataires
sommés de regagner leurs postes. Après le sit-in, il fut convoqué
devant le conseil de discipline et son salaire suspendu le 18 décembre
2004 jusqu’aujourd’hui. Il fut encore muté hors-wilaya (département),
pourtant la loi algérienne 90-14 (articles 50-57) interdit à l’administration
de sanctionner, en aucun cas, toute personne pour activité syndicale légitime
et dans le respect de la procédure. Une deuxième plainte fût déposé contre lui
en Mai 2005 juste avant la fin du délai légal de la fin de toute poursuite afin
perpétuer son clavaire judicaire. Il reçut même une proposition indirecte de la
part des autorités de recouvrir ses pleins droits à condition qu’il quitte le
syndicat. Son cas est actuellement toujours en blocage au niveau de la justice
(depuis 5 ans) alors que les autorités prétendent que le traitement des
conflits de travail ne dépasse guerre une année.
Le cas de Mourad Tchiko n’est
malheureusement pas unique. Zaid Yacine, président de la section syndicale
d’une filiale de la multinationale Compas qui fût poursuivi et licencié suite à
sa dénonciation des conditions de travail déplorables. Houari Kaddour
(président de la fédération nationale de la santé publique, SNAPAP) a eu
un conflit avec la wilaya (département) de Chlef, révoqué abusivement à cause
de ses activités syndicales depuis 2005. Hadji Mhamed (Membre du bureau
national du conseil des communes, SNAPAP, APC de Chlef, licencié et poursuivi
depuis 2006. Nacéra Ghozlan, syndicaliste (secrétaire général du SNAPAP)
fonctionnaire à la wilaya d’Oum el Bouagui. Malgré son acquittement par la
justice, elle n’est toujours réintégrée depuis plus d’une année. Le président
du SNAPAP, Rachid Malaoui, a été privé aussi de son salaire durant 6 mois en
2007 ; solde qui n’a toujours pas touchée jusqu’à ce jour.
Mourad Tchiko, SNAPAP
Doha, le 12 novembre 2009
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Transaperency international a demandé un rapport détaillé sur les multinationales en Algérie Ajouté par: yacine Yacine Zaid il y a 14 jours 
Le Syndicat national autonome des
personnels de l'administration publique (SNAPAP) a pris part aux travaux
de la 3e conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre
la corruption qui s’est ouverte, hier, à Doha (Qatar). Intervenant au nom de la
coalition de la société civile algérienne, Mourad Tchikou, membre du bureau
national du SNAPAP, a dénoncé l'absence des libertés syndicale, associative
et d'expression en Algérie. M. Tchikou a affirmé, lors de son intervention
devant les représentants de 60 ONG, que les syndicalistes en Algérie
sont soumis à la pression de l'administration, aux licenciements
abusifs et aux poursuites judiciaires. L'orateur a également dénoncé la
violation de la législation du travail par les multinationales installées au
sud algérien. Transaperency international a demandé un rapport
détaillé sur les multinationales
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